mercredi 14 mars 2007

Toutes les meilleures intentions...

Je voulais bien vous parler de ma fin de semaine de camping, mettre les photos et tout, mais j'ai un ennui de taille: la gastro. Je n'étais pas en super grande forme en partant, mais depuis hier, je suis alité et je ne me lève que pour faire ce qu'on a à faire quand on a la gastro, c'est génial. En plus, je n'ai pas de petite infirmière qui m'est attitrée, donc je dois me soigner moi-même, mais j'ai au moins la chance de pouvoir compter sur JP qui est allé me faire une provision de médicaments pour combattre ce fléau, livraison à domicile en plus! Un vrai chum!

Alors, pour le camping, c'est un bilan assez mitigé que j'ai à raconter. En fait, on avait laissé l'organisation à Élo, la blonde de Vandy et ce n'était pas nécessairement la meilleure idée. Elle est très gentille, bonne pour faire des réservations et tout, mais le volet communication est tout à fait absent, ce qui fait qu'à 22:30, la veille de notre départ, je ne savais toujours pas qui j'allais chercher et à quelle heure nous partions... j'ai finalement rejoint notre organisatrice sur son cellulaire alors qu'elle sortait du cinéma et j'ai fini de préparer mes choses avant d'aller me coucher pour le départ assez tôt du lendemain.

Évidemment, comme dans n'importe quelle organisation foireuse, personne est à l'heure. C'est donc avec presque 45 minutes de retard que nous sommes partis de notre point de départ pour se rendre déjeuner et ensuite attaquer la route. J'ai fourni les instructions sur comment se rendre à la montagne puisque personne n'avait daigné regarder ce détail anodin et nous avons donc suivi les filles, question d'être aux premières loges s'il arrivait quelque chose (on a pris la technique La Fureur pour le voyagement, 3 gars dans une voiture et 3 filles dans l'autre) et ça roulait assez bien, jusqu'à ce qu'elles se fassent coincer derrière une voiture à l'approche de Québec et nous les avons dépassé pour ensuite reprendre notre voie, mais elles n'ont pas suivi, ce qui a fait qu'elles ont pris le pont vers Québec, une belle demi-heure pour nous à attendre sur le bord de la route qu'elles reviennent!

Alors, on finit par se rendre à la montagne, le stationnement est archi plein avec tout le monde qui profite des conditions printanières pour faire du ski et nous mettons donc nos raquettes avant de passer au remonte-pente, ce qui n'était pas nécessairement la meilleure idée! Alors, celui-ci arrive, nous avons nos sac à dos plein à craquer (65L pour les filles et j'ai mon petit 110L qui contient mes choses et pas mal de trucs des autres vu qu'il est plus gros...) et le remonte-pente ne ralentit même pas, ce qui fait que les raquettes accrochent dans la neige et nous nous ramassons la face par terre, en dessous du remonte-pente! Tout un début quand même... Finalement, on réussit à se rassoir rapidement et on repart, mais mon sac à dos n'est pas embarqué sur la chaise, ce qui fait que je le tiens à bout de bras et avec mes pieds pour ne pas que 25 kg se retrouve sur la tête d'un malheureux skieur qui passe en dessous, disons que j'aurais bien aimé que ça soit un débrayable puisque ça a été assez long avant d'arriver au sommet!

Arrivé en haut, on regarde par où on doit aller et l'esprit d'organisatrice ressort encore, elle ne se rappelle pas quel refuge elle a loué et encore moins du chemin à prendre pour s'y rendre. Avec la carte des pistes, elle finit par se rappeler où on doit se rendre et on s'y met, transformant ce qui devait être deux heures de raquettes en un peu plus de quatre heures, avec bien des côtes, des endroits presque impraticables, mais on a bien rigolé quand même et c'est complètement épuisés que nous sommes arrivés à notre refuge.

Alors, c'était supposé être pour 8 personnes, mais nous avons fait le saut en rentrant, il n'était pas possible qu'on rentre même 6 sur la mezzanine pour dormir (qu'on accédait avec une petite échelle en bois en passant dans un trou où mes épaules ne rentrent pas, il fallait donc que je sois sur le côté...) et le poêle était en fait un poêle à combustion lente, ce qui est super pour la chaleur, mais un gros zéro pour faire cuire des choses. Une chance que j'avais acheté le nécessaire pour des bagels au saumon fumé et que Charles avait apporté un déjeuner qui comportait des croissants, des fromages, des viandes froides et des confitures! Qui dit camping dit aussi alcool un peu, donc nous avons commencé à respirer un peu avec une autre buche dans le poêle et une bière à la main avant de se lancer à la construction d'un fort (on avait apporté des pelles puisque le but était de se construire un quimzee à la base, mais nous étions trop fatigués et il n'y avait pas assez de neige pour ce faire). Finalement, ça s'est rapidement transformé en bataille de balles de neige et nous avons ensuite eu droit au délicieux souper préparé par les filles, des hot dogs! Comme a dit Charles, c'est quand même incroyable qu'à trois filles, ce qu'elles réussissent à faire de mieux (et qui était raté vu que c'était sur un poêle à combustion lente) c'est des hot dogs!

Après souper, nous avons continué notre fort avant de jouer au cartes et de se coucher. Nous avons finalement réussi à rentrer 6, mais j'avais la chance d'avoir l'épaule qui accotait sur le tuyau de poêle et les jambes qui ne rentraient pas (je pouvais être sur le côté et avoir les genoux dans le visage de Charles ou être sur le dos et avoir les pieds par-dessus la tête vu que je ne rentrais pas et que le plafond était à angle), en plus d'être derrière tout le monde pour aller à la bécosse (oui, petite cabane à l'extérieur, la totale!), ce qui n'était pas évident! Rapidement, il a commencé à faire tellement chaud, j'en pouvais plus et j'ai donc passé une très mauvaise nuit....

Le lendemain, Élo voulait qu'on fasse de la raquette, qu'on dîne et qu'on soupe en chemin avant de rentrer à Montréal, mais je devais rentrer à Ottawa après, ce qui a fait que les plans ont changé et que nous sommes assis dans la voiture plus tôt que prévu avec un arrêt au célèbre restaurant Le Madrid avec ses dinosaures et Normand L'Amour (qui n'y était pas pour l'occasion). J'ai fait preuve de retenue en ne voulant pas répéter ce que j'avais entendu au Lafleur une fois (Je vais te prendre une grosse toute trempe (c'est une frite sauce)), ce qui a un peu déçu les copains, mais j'étais content de rentrer à la maison et de faire ma valise avec mon manteau qui sent le feu, mon pauvre petit corps endolori et de prendre un bon repas avant de reprendre la route!

Lundi, ça allait quand même bien, j'étais fatigué, mais ça allait, mais hier j'ai vraiment commencé à me sentir mal, ce qui s'est confirmé après le lunch où j'ai décidé de rentrer à la maison et c'est là que la gastro s'est déclarée... J'ai donc dormi comme un petit fou hier, restant réveillé pour le débat des chefs qui était assez comique et me recouchant ensuite. Ce matin, ça va un peu mieux et avec toute la médication que j'ai prise, je me sent presque bien! Reste que je vais passer la journée à dormir encore et à me reposer pour être correct demain pour le travail... je ne peux pas me permettre de manquer trop de jours, ça fait mal au budget!

J'ai des photos du curling sur mon appareil photo chez mes parents, je devrais les mettre en ligne en fin de semaine et je compte bien mettre celles de Boston et du camping en ligne au cours de la semaine (prises avec mon cellulaire, excusez la qualité!).

2 Comments:

Blogger Caroline said...

J'espère que tu vas bien depuis l'épisode gastro.

Pour le camping, je n'aurais pas aimé vivre ça, mais c'est vraiment sympa à lire! Puis il semble que vous ayez eu du fun. :)

16/3/07 10:32  
Blogger Jean-François said...

Je vais beaucoup mieux maintenant! C'est beaucoup mieux quand on peut vivre un peu et faire un peu plus ce qu'on veut...

Pour ce qui est du camping, ce fut assez... riche en évènements, pour le meilleur et pour le pire!

16/3/07 16:41  

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